Rennes: Pénurie de logements face à l’afflux de migrants

Publié le par LA REDACTION

Crédit photos : Wikimedia (cc) [cc] Breizh-info.com

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Le problème de l’hébergement des migrants sans abri à Rennes revient régulièrement dans l’actualité sans trouver de solution durable. Et pour cause. Tous les lieux d’hébergements d’urgence de la ville sont saturés et la situation ne semble pas s’arranger.

Hébergés d’hôtels en MJC

L’histoire ressemble à un feuilleton avec chaque jour son lot de rebondissements. Tandis qu’une soixantaine de ces migrants a passé la nuit de mercredi à jeudi dans les locaux de la MJC (Maison des jeunes et de la culture) de Bréquigny, quelques huit familles obtenaient le gîte dans un hôtel de Fougères pour ce week-end.

Face à ces déménagements à répétition, les migrants, soutenus par ailleurs par des militants de gauche locaux, se sont rendus à la préfecture de Rennes jeudi afin d’obtenir des logements rapidement. Ce que les services de l’État ont été incapables de leur proposer, faute de places.

Dernière étape du périple, la Maison internationale de Rennes, qui est un regroupement d’associations rennaises de solidarité internationale et d’échanges interculturels, a accueilli jeudi soir une vingtaine de migrants le temps d’une nuit, au minimum.

Les associations rennaises à l’œuvre

L’ensemble des démarches sont facilitées par l’aide de plusieurs associations locales d’aides aux migrants. Parmi celles-ci, se trouvent notamment le collectif Un Toit c’est Un Droit, l’association Droit au Logement ou encore la Cimade.

Malgré l’épisode du squat rennais de la Poterie en début d’été, l’afflux de nouveaux migrants ne s’est pas interrompu pour autant dans l’agglomération. Et c’est un dialogue sans issue qui s’est instauré entre les associations mentionnées précédemment et les représentants de l’État puisque les structures existantes sont déjà totalement saturées.

Rennes et ses mineurs isolés étrangers

Mais, au-delà des familles avec enfants, ce sont aussi les mineurs isolés étrangers qui sont de plus en plus nombreux. Avec des solutions de fortune quant à leur hébergement.

Ainsi, 78 mineurs isolés occupent depuis un peu plus d’une semaine une ancienne caserne de gendarmerie située rue Guillaudot.

Ces mineurs seraient estimés à 8 000 sur le territoire français tandis que 136 seraient arrivés en Ille-et-Vilaine depuis le début de l’année 2017. Au total, les services du département recensent quelques 450 mineurs étrangers non accompagnés.

Autre signe de l’accroissement du phénomène, ils seraient 65 à être arrivés sur Rennes et sa région proche pour ce seul mois d’août. Rappelons au passage que le recensement de ces jeunes n’est pas exhaustif puisque seulement ceux qui se présentent aux services sociaux sont dénombrés.

Quant à leur âge, il est souvent difficile à prouver faute de papiers et les jeunes en question sont examinés par des médecins, des psychologues mais aussi des acteurs sociaux avant d’être considérés comme mineurs par l’administration. Seulement 20 % d’entre eux le sont effectivement confirmés  suite à cet examen.

Un nouveau plan de 3,7 millions d’euros

Alors que les partis de gauche et les associations d’aides aux migrants réclament davantage de moyens pour le logement de ces derniers, le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine a voté en juin dernier la création de 210 places d’hébergement pour les mineurs isolés étrangers. Un geste qui, même s’il ne semble pas suffisant aux yeux des associations et partis en question, coûtera tout de même 3,7 millions d’euros.

Sourcebreizh-info.com

 

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Publié dans Immigration

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