Violemment agressé, Pierre-Ambroise Bosse reste dans le déni total des réalités

Publié le par LA REDACTION

Violemment agressé, Pierre-Ambroise Bosse reste dans le déni total des réalités

L’acte de déni refuse de prendre en charge une partie de la perception. C’est Freud qui a théorisé cette notion, pour ne pas dire parfois cette pathologie, à propos de la différence des sexes. Cette notion peut être, et a été depuis, élargie à d’autres domaines.

C’est de ce syndrome dont souffre aujourd’hui notre champion du monde Pierre-Ambroise Bosse. On se souvient de la violente agression dont il a été victime : dans la nuit du 26 au 27 août dernier, Pierre-Ambroise Bosse part seul faire la fête, comme il le confie au JDD.  En boîte, le champion est reconnu, fêté, congratulé, mais plus la nuit avance plus l’ambiance change. Le champion est agressé de manière plus ou moins détournée. « On me bouscule, on me tiraille, on me chahute, on exige de moi », dit-il. On est loin des bavardages amicaux et des selfies du début de soirée.  Sur le parking, il a tout juste le temps de se réfugier dans sa voiture qui est entourée d’une bande de jeunes. La vitre  est baissée,  il reçoit un premier coup, sort, reçoit un second coup  qui le met au tapis.  « Je vois des pieds me frapper au visage, une avalanche de coups de pied, un truc de malade, je m’évanouis. » Sa saison sportive se terminera là.

Quel rapport avec le déni ? Le déni se traduit par l’aveuglement. Un fragment éventuellement important de la réalité, nous apprend Wikipedia, se voit totalement ignoré. La personne se comporte comme si cette  réalité n’existait pas alors qu’elle la perçoit. Pierre-Ambroise Bosse a vu ses agresseurs, en boîte et autour de sa voiture. Il ne les nomme pas, ne les décrit pas. Il se souvient des pieds. Peut-être le déni est tel qu’il a refoulé, oublié le visage des agresseurs. Le déni est un mécanisme puissant lorsqu’on veut occulter une réalité insupportable.  Phénomène courant, récurrent, que l’on peut constater dans ce genre de cas.

La presse nous apprend que l’un des trois agresseurs est un jeune de 24 ans , ô surprise : défavorablement connu des services de police pour faits de violence et d’infractions à la législation sur les stupéfiants.

Pierre-Ambroise Bosse  déclare encore dans le Scan Sport : « Il y a des gens dangereux » On ne peut qu’être d’accord. Il poursuit: « …qui doivent comprendrequ’ils sont dangereux ». Pierre-Ambroise, le choc passé tu vas te ressaisir. Ces gens-là savent bien qu’ils sont dangereux. tu en prendras conscience petit à petit si tu ne le sais pas déjà, et même peut-être arriveras-tu à le formuler.

Non seulement ces jeunes sont dangereux et reconnus par la police comme tels, mais aussi envieux. Quelle autre raison auraient-ils eue de te frapper ainsi, sans raison apparente, sinon l’un des plus puissants moteurs qui soit : l’envie, le ressentiment, la jalousie, la haine. De ton succès,  en athlétisme qui plus est, qui n’est pas toujours le point fort des sportifs français. De ta jeunesse dans la spirale ascendante du succès. De ton esprit. De ta générosité. De ton physique auquel les filles ne restent bien sûr pas insensibles. Bref, le monde du succès, de l’excellence. Tu ne peux que susciter l’envie de ceux qui sont dans la laideur, la rancœur et la haine.

Pierre-Ambroise Bosse met déjà en œuvre les mécanismes de cicatrisation. A la suite de cette agression, il a décidé d’aider les enfants, auxquels ils s’identifie,  victimes de violence. L’altruisme est une système de défense élevé parmi  nos capacités de résilience. Le mieux adapté à quelqu’un qui déclare : « Je suis non violent. » C’est aussi peut-être un acte d’évitement qui permet  de ne pas nommer les agresseurs pour s’intéresser aux victimes.

Fort bien. Souhaitons à notre champion un prompt rétablissement physique et psychique. Et pour plus tard, peut-être,  idéologique. Ça, c’est pas gagné.

Florence Labbé pour ripostelaique.com

 

Publié dans France, Faits-divers

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