Le gouvernement irrite jusqu'aux CRS

Publié le par LA REDACTION

Le gouvernement irrite jusqu'aux CRS

Le souhait du gouvernement de réformer l'octroi de la prime d’éloignement des CRS a provoqué leur colère et des arrêts maladie par milliers. La réunion des syndicats policiers Place Beauvau permettra-t-elle de sortir de la crise ?

Manque de matériel et de véhicules, surmenage, non application de la directive européenne stipulant qu’il faut 11h entre deux vacations : les conditions de travail des compagnies républicaines de sécurité (CRS) laissent à désirer. Mais si la colère gronde aujourd’hui, c’est parce qu’en plus de ces problèmes structurels, le gouvernement a décidé cet été, en catimini, de réformer leur indemnité journalière d'absence temporaire (Ijat), aussi connue sous le nom de prime d'éloignement, leur indemnité emblématique. L’exécutif a réussi à provoquer la colère jusque dans les rangs des forces de sécurité qui ne s’étaient jusqu’ici jamais autant mobilisées, et sur lesquelles il doit pouvoir compter. Dans un contexte particulièrement tendu, une délégation intersyndicale sera reçue place Beauvau à 14h30.

 

Suite à l’annonce de réforme de l’Ijat, un millier de CRS, qui n’ont pas le droit de faire grève, se sont fait porter pâle le 12 septembre, journée de mobilisation contre la réforme du Code du travail. Camouflet encore plus visible : pour la visite d'Emmanuel Macron à Marseille, le 21 septembre dernier, ils étaient 2 000 en congé maladie ou en consultation chez le médecin, démontrant qu’ils pouvaient remettre en question la sécurité du président. «Pour la visite de Monsieur Macron à Marseille, 81% des CRS étaient indisponibles», confie à RT France Johann Cavallero, délégué national CRS du syndicat Alliance. Les autorités ont dû faire appel aux gendarmes pour compenser ce manque de ressources.

 

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Publié dans Gouvernement

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 09/10/2017 18:14

Bof, ils râlent mais n'appliquent pas le devoir de désobéissance, alors...