Nîmes : pompiers agressés par des racailles, indifférence du pouvoir

Publié le par LA REDACTION

Un camion de pompier caillassé. Image d'archive.

Un camion de pompier caillassé. Image d'archive.

Après les policiers et les gendarmes à subir et  dénoncer des conditions d’exercice de plus en plus inadmissibles, c’est maintenant le tour des pompiers.

Nuit du 6 au 7 octobre, dans la ZUP sud de Nîmes, en retour de mission, leur camion est pris pour cible par une « vingtaine de jeunes » déchaînés. En plus des jets de pavés, il s’en est fallu d’un cheveu pour que le cocktail molotov ne rentre dans le camion par l’arrière et ne le fasse exploser, «ça devient très grave » raconte Loïc Géraud. Ce n’est pas comme si ces « sauvageons » ne savaient pas que dans leurs camions, les pompiers transportaient de l’oxygène, n’est-ce-pas…

Nouvelle, cette mauvaise manie de s’en prendre aux soldats du feu ? Certainement pas, leur conditions de travail se dégradant « d’année en année », poursuit Sébastien Perrier. De fait, le Parisien du 9 octobre 2016 relatait 32 agressions contre 23 en 2015. Si les pompiers sont bien conscients des risques de leur métier, ils ne peuvent admettre de se faire agresser par les gens qu’ils viennent secourir, comme s’indignait l’un d’entre eux. Comme on le comprend !

Mais « pourquoi s’en prend-on aux pompiers dans les quartiers sensibles ? » titrait les Échos, déjà, en 2016. Un phénomène, d’ailleurs, qui « est à l’oeuvre, en France » depuis environ 20 ans ? 20 ans !  Une situation qu’on  laisse pourrir… mais jusqu’à quand ?

D’abord, contrairement à tous les autres habitants, plutôt ruraux ceux-là, à qui il ne viendrait évidemment pas à l’idée d’agresser ceux qui, à leurs yeux, incarnent courage, dévouement et suscitent le respect, les jeunes des banlieues (comprendre jeunes issus de l’immigration ou immigrés) confondent pompiers, gendarmes et policiers. Ah bon, parce que les attaques à l’encontre des second et troisième sont censés s’expliquer ?

Ils les confondent donc et tout ça à cause… de leur uniforme ! En fait, s’ils avaient  » un œil attentif « , ces sacripants (s’ils avaient deux sous de culture primaire  en fait), ils verraient tout de suite qu’ils ne s’en prennent pas aux méchants  flics. Sauf qu’à Ajaccio, même en train de lutter contre un incendie, même dans leur combinaison bien reconnaissable, ils les ont copieusement agressés, les pompiers !

Ensuite, c’est parce que se faire un pompier, c’est facile. Ils sont formés à sauver des vies, les pompiers, pas pour se défendre. Surtout, à la différence des forces de l’ordre, ils ne sont pas armés. Facile, oui, mais lâche, surtout…

Enfin, agresser un pompier, « une cible fixe », c’est une  » mesure de représailles  » à l’encontre de ce qui vient saper le déroulement d’un acte criminel ». Pas de bol pour eux, hein, ils n’avaient qu’à pas se trouver là, à les déranger dans leur business !

Quelles « solutions simples », toujours selon les Échos, pour que ces petits chenapans cessent de les embêter ?

Un : changer leur uniforme.

Deux : établir tout autour des pompiers un cordon de sécurité en plus de la mise en place d’un numéro d’urgence pour… demander des secours à la police et à la gendarmerie.

Trois : transformer leur statut de « civil » à celui de militaire. Il faudrait donc armer ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver celles des autres ?

Bref, des solutions qui jamais ne tiennent compte des causes. Des solutions qui ne seront même pas des pansements sur une jambe de bois. Les causes ? La haine. La haine de tout ce qui compose un pays : son ordre et sa sécurité, son altruisme et son abnégation. En ce qui nous concerne, la haine de la France.

Ainsi vivons-nous  dans une société au sein de laquelle une partie de sa population met en péril la vie de ceux dont les devises « Servir et protéger » et « Sauver ou périr » sont inscrites dans le marbre. Une société vis-à-vis d’une partie de laquelle les pouvoirs publics font la sourde oreille « depuis des années ». Les pompiers demandent, une fois de plus, à être reçus par le préfet. « On va vers le drame », prévient l’un d’entre eux.  Mais y -aura-t-il une véritable volonté politique de l’éviter, ce prochain drame chez les pompiers,  quand les autorités ne parviennent déjà pas éradiquer la criminalité, la délinquance, les drames des attentats ?

Caroline Artus pour ripostelaique.com

Sources :  

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/a-cru-mourir-un-equipage-de-pompiers-agresses-avec-des-cocktails-molotov-a-la-zup-de-nimes-1507411972

http://www.leparisien.fr/espace-premium/oise-60/agressions-en-serie-le-ras-le-bol-des-pompiers-09-10-2016-6187339.php

 

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Publié dans Gouvernement

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