Procès Valmy : la colère des policiers face au verdict et aux condamnés laissés libres

Publié le par LA REDACTION

Attaque d'une voiture de police et de son conducteur en 2016. Capture d'écran LCI

Attaque d'une voiture de police et de son conducteur en 2016. Capture d'écran LCI

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mercredi sept "antifascistes" reconnus coupables d'avoir participé, en 2016, à l'attaque d'une voiture de police et à l'agression de son conducteur. Les peines de douze mois de prison avec sursis à sept ans de prison ferme. Pourtant, l'incarcération de certains prévenus n'est pas encore certaine. Ce qui inquiète les forces de l'ordre.

Antonin Bernanos, accusé le plus scruté de cette affaire et petit-fils du célèbre écrivain George Bernanos, a été condamné à 5 ans de prison, dont deux avec sursis. Mais ce mercredi soir, l'homme de 23 ans, qui a déjà effectué dix mois de détention provisoire, est libre. Tout comme les sept autres antifascistes condamnés, aucun mandat de dépôt n’a été déposé à l’encontre de cet étudiant en sociologie, qui a toujours nié sa participation à l’agression du policier et à la dégradation de la voiture. 

Face à ces condamnations qui restent pour le moment sans suite, les policiers ont exprimé leur mécontentement. Elles donneraient, selon eux, aux casseurs un sentiment d’impunité. "Nous sommes déçus. On ne voit aucun mandat de dépôt pour Antonin Bernanos. Pour Monsieur Fensch, pas de mandat de dépôt non plus. C'est-à-dire que demain, ces gens-là sont libres et peuvent recommencer, retourner en manifestation, remettre leurs cagoules. Comme ils le disaient : 'Pas de visage, pas de coupable'", explique à TF1 Loïc le Couplier, responsable parisien du syndicat Alliance police nationale.

L’inquiétude est d’autant plus grande pour les forces de l’ordre que le juge d’application des peine pourrait proposer un aménagement de peine à certains des individus jugés. Car, en principe, toute personne condamnée à moins de deux ans d’emprisonnement peut y avoir droit, explique sur son site l’Observatoire des prisons.

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Publié dans Faits-divers

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