Une ex-assistante parlementaire porte plainte contre un député LREM pour harcèlement et agression sexuelle

Publié le par LA REDACTION

Christophe Arend

Christophe Arend

La jeune femme raconte à franceinfo les semaines de calvaire qu'elle assure avoir vécues aux côtés du député LREM de Moselle Christophe Arend. 

Après avoir travaillé comme directrice de campagne puis assistante parlementaire du député La République en marche de Moselle Christophe Arend, la jeune femme a porté plainte, vendredi 20 octobre, contre ce dernier pour "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle". 

Le député La République en marche (LREM) Christophe Arend est visé par une plainte pour “harcèlement sexuel” et “agression sexuelle”, déposée ce vendredi par une ancienne directrice de campagne et assistante parlementaire, en pleine campagne #BalanceTonPorc, rapporte franceinfo. En réaction, l'élu de Moselle a porté plainte pour “dénonciation calomnieuse”.

“C'est quelqu'un qui a tout de suite été très tactile, par exemple à vouloir me serrer dans les bras ou à me masser les épaules. J'ai eu tout de suite l'impression qu'il était intéressé dans le sens sexuel et émotionnel”, raconte cette chef d’entreprise, qui a rejoint le mouvement d’Emmanuel Macron, en avril. Puis, viennent “les réflexions sur le physique”.

“Ah bah, j’ai une belle vue, t’as des belles fesses, ouais, il te va bien ce pantalon !”, lui lance un jour le candidat et dentiste de 42 ans, alors qu’elle gravit les escaliers. “C’était quelque chose de vraiment lourd car, tout de suite, on se sent humilié, comme une bête de foire. On se sent devenir une chose, 'objectifié'”, explique-t-elle. Et les remarques se multiplient.

“Une fois, c'était tard dans la nuit, il m'a embarqué sur ses épaules jusqu'au bout du couloir”, se rappelle-t-elle encore, alors qu’ils sont au cabinet dentaire de Christophe Arend. La jeune femme de 29 ans affirme même avoir été plaquée contre le mur : “Il avait son corps à quelques centimètres de moi et je lui ai dit : 'Laisse-moi repartir, je ne supporte pas que tu me retiennes.'”

*Marie estime également qu'il faut parler car "c'est un élu, les gens lui ont donné leurs voix et il est censé représenter la région, la République et tous les Français". La jeune femme attend maintenant que les attachées parlementaires d'autres députés qui ont vécu la même chose osent parler. 

*Le prénom a été modifié. 

Sources valeursactuelles.com - francetvinfo.fr

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Publié dans France

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