Bruno-Roger-Petit nommé porte-parole de l’Elysée: « La distribution de récompenses a commencé »

Publié le par LA REDACTION

Bruno-Roger-Petit récompensé par Macron.

Bruno-Roger-Petit récompensé par Macron.

L’éditorialiste Bruno Roger-Petit récolte les dividendes de ses billets très favorables à Emmanuel Macron : il passe à l’Elysée. La conclusion d’un grand brouillage politico-médiatique.

La distribution de récompenses a commencé auprès d’Emmanuel Macron. Ce mardi 29 août, l’Elysée a confirmé l’information de RTL selon laquelle l’éditorialiste Bruno Roger-Petit – BRP pour les intimes – sera prochainement nommé porte-parole du président de la République. Un journaliste politique qui devient conseiller du chef de l’Etat, voilà qui ne surprendra… que ceux qui ignorent la nature de l’entente entre l’homme de médias et le politique.

Depuis de longs mois, le chroniqueur vedette de Challenges.fr multiplie en effet les billets louangeurs à l’égard du Président de 39 ans. En avril dernier, la société des journalistes (SDJ) de Challenges s’était émue de la fréquence d’éditoriaux favorables à Emmanuel Macron, en ciblant Bruno Roger-Petit et l’autre chroniqueur maison Maurice Szafran. Entre janvier et mars 2017, ces membres de la rédaction de Challenges avaient relevé pas moins de 19 articles pro-Macron ou défavorables à ses adversaires.

Seul journaliste présent à la Rotonde

Fallait-il y voir un engagement désintéressé de Bruno Roger-Petit ? L’interrogation a grandi quand Le Figaro a révélé que l’éditorialiste a participé à la soirée post-premier tour de la Rotonde avec les plus proches d’Emmanuel Macron. Il était le seul journaliste politique invité ce soir-là. Cette nomination apporte finalement la réponse, et un éclairage éclatant des liens de confiance qui lient les deux hommes.

Auprès d’Emmanuel Macron, Bruno Roger-Petit occupera sans doute un poste encore atypique en France mais entré dans les mœurs aux Etats-Unis, celui de « spokesman », c’est-à-dire de porte-parole à visage découvert. Il sera notamment chargé de porter la bonne parole sur les réseaux sociaux. Autrement dit, il deviendra tout simplement… community manager de l’Elysée. Conscient qu’il pourrait être rattrapé par son passé numérique, le désormais ex-journaliste a nettoyé son compte Twitter dès ce mardi. Ses messages, au nombre de 73.600 en début de matinée, sont passés sous la barre des 10.000 avant qu’il ne supprime carrément son compte. « Son compte, maintenant, c’est celui de la présidence », justifie-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

Contacté par Marianne, l’Elysée ajoute que Bruno Roger-Petit aura pour mission d’expliquer la politique du Président à la télévision et aux journalistes qui l’appellent : « Il ira sur les plateaux et répondra aux journalistes qui le sollicitent, mais en tant que de besoin, en ajustant son rythme de prise de parole aux priorités du moment. »

L’ex-présentateur de France 2 exercera peu ou prou le même job qu’un certain Christophe Castaner au gouvernement. Celui-là même qui confiait récemment à Marianne son « amour » pour Emmanuel Macron. Un modèle pour BRP ?

Sources Marianne.net - dreuz.info

 

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Publié dans Gouvernement

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 30/08/2017 11:28

Décidément, Macron ne cesse de déraper tous les jours que Dieu fait. Oser nommer porte-parole de l'Élysée un type qui appelle par un tweet du 23 mars 2013 au meurtre des manifestants du Mariage pour Tous et propose aux internautes différentes façons de prendre à eux : « avec un revolver, une bombe, un couteau, du poison ou encore un marteau » ; ou encore dans un autre message, datant d’octobre 2016 il s’en prend, en les qualifiant de « racailles », ni plus, ni moins, aux policiers manifestant spontanément dans les rues de Paris à la suite des blessures graves dont ont été victimes plusieurs de leurs collègues lors d’une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon.
Tweets haineux effacés depuis (avec d’autres dans la même veine) dans la précipitation mais, comme chacun sait, manque de bol, Internet garde trace de tout.