Démission du Général De Villiers: « la crise de l’armée la plus grave »

Publié le par LA REDACTION

La démission du général de Villiers est la plus grave crise depuis le putsch des généraux d’Alger en 1961 a commenté Vincent Desportes

La démission du général de Villiers est la plus grave crise depuis le putsch des généraux d’Alger en 1961 a commenté Vincent Desportes

« Je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection des Français », a déclaré le général de Villiers en donnant sa démission après avoir été publiquement dénoncé et humilié par le président Macron.

 

« La démission du général de Villiers est la plus grave crise depuis le putsch des généraux d’Alger en 1961″ a commenté Vincent Desportes, l’ex-directeur de l’École de Guerre.

Après une semaine de tensions, le départ du chef d’état-major des armées est une première sous la Ve République. Pourtant, il convient de rappeler trois faits qui dérangent :

  1. La France est un État de droit.
  2. Le président est le chef des armées, et le général son subordonné.
  3. Macron a été démocratiquement élu, et a légitimement le droit de limoger son général.

On peut contester la cohérence de la décision, mais personne ne peut contester ce droit au président.

C’est ce que fit Vincent Desportes. L’annonce des économies budgétaires décidée par Macron dans le ministère des Armées a provoqué la colère du général Vincent Desportes. Sur Europe 1 le 14 juillet, il dénonçait “l’amateurisme” du gouvernement.

“Nous pensions avoir un nouveau président, et l’on reprend les vieilles manières”

“Cette annonce n’aurait jamais dû être faite avant le 14 juillet. Donc on est bien dans une maladresse. Est-ce qu’on est devant de l’incompétence ?”, a-t-il demandé. “De l’amateurisme ? Très probablement !”, ajoute Vincent Desportes. “J’en veux quand même un peu au président de la République. Il a dit aux militaires qu’il respecterait les contraintes humaines et matérielles”

Le général de Villiers s’est vigoureusement opposé aux coupes décidées par le nouveau gouvernement. Mais il n’a pas été écouté, car à gauche, on se méfie, si ce n’est plus, de l’armée, que l’on considère comme une entité obsolète dans un monde ouvert où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.

Vincent Desportes : “Quand le chef de l’état-major [NDT Général de Villiers] demande qu’on ne vole pas aux armées 850 millions d’euros, les Français doivent savoir qu’il ne se préoccupe pas des armées, mais de la défense de la France… On retire à la défense de la France, en permanence, des masses budgétaires. Nous pensions avoir un nouveau président, et l’on reprend les vieilles manières ; c’est-à-dire que, quand on ne sait pas faire, on considère les armées comme une variable d’ajustement”.

Aux États-Unis, le président Trump a choisi la voie inverse à celle du président Macron. Après 8 ans de présidence Obama, l’armée était mentalement, techniquement et financièrement en passe d’être décimée. Les règles d’engagement en période de guerre avaient été tellement bridées que l’armée américaine ne pouvait plus assurer sa mission. Dès qu’il fut élu, le Président américain plaça sa confiance dans les généraux, et c’est ainsi qu’en quelques mois l’État islamique est presque totalement détruit, et qu’il ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Emmanuel Macron s’inscrit dans les pas d’Obama. Le résultat sera identique, pour une France déjà reléguée au rang de petite puissance sur l’échiquier mondial.

© Hervé Stammers pour Dreuz.info.

 

 

 

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