La France reste championne des dépenses publiques

Publié le par LA REDACTION

La France reste championne des dépenses publiques

Chères, très chères dépenses… le modèle français n’en démord pas: la sphère publique est omniprésente. C’est en tout cas ce que souligne l’OCDE dans son panorama des administrations publiques, publié ce jeudi matin.

Véritable champion des dépenses publiques (retraites, aides sociales, dépenses des ministères, des collectivités…), l’Hexagone arrive à la première place des pays de l’OCDE, bien que talonné par la Finlande. En 2016, ces dépenses absorbaient 56,5% du PIB français, soit une hausse de quatre points par rapport à la crise de 2007. La moyenne de l’OCDE est, elle, à 41%. «Il y a une addiction française à la dépense publique (…). Comme toute addiction, elle nécessitera de la volonté et du courage pour s’en désintoxiquer», déclarait le premier ministre, Édouard Philippe lors de son discours de politique générale, le 4 juillet dernier. En réponse, le gouvernement actuel promet une baisse de trois points de PIB des dépenses publiques sous le quinquennat. Deux secteurs sont particulièrement gourmands en France, selon l’OCDE: la protection sociale qui absorbe 43,1% des dépenses publiques, et la santé, 14,3%.

L’emploi public stable

La part des dépenses publiques dans le PIB a eu beau augmenter, a contrario, le nombre d’emplois publics dans les administrations (État, collectivités territoriales et fonction publique hospitalière) est resté peu ou prou stable dans l’Hexagone depuis la crise. Un paradoxe qui s’explique précisément par le fait que ce sont les aides sociales qui se sont accrues. Les fonctionnaires représentaient en France 21% de l’emploi total en 2015, ce qui reste supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, fixée à 18%. Mais ce niveau est inférieur à celui des pays nordiques: la Norvège compte 15,9 fonctionnaires pour 100 habitants, la France 8,9 et la moyenne des pays de l’OCDE 8,2. Cependant, d’autres pays ont engagé une politique de réduction des effectifs de la fonction publique plus drastique que la France. À titre d’exemple, la proportion d’emplois publics au Royaume-Uni a chuté de plus de 2,5 points entre 2010 et 2015.

Dans le détail, le quinquennat de Nicolas Sarkozy, a connu une baisse de l’emploi public, de 2,1%. Avec François Hollande, on a observé une légère reprise (+1,6% sur cinq ans), liée aux embauches dans l’Éducation Nationale, mais aussi dans l’armée, la police et la gendarmerie. Emmanuel Macron prévoit, lui, la suppression de 120 000 postes d’ici 2022. Ce qui fait grincer des dents chez les syndicats.

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Publié dans économie

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