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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

«La France dépense sans compter pour les migrants, et elle laisse une orpheline française dans la rue»

8 Juillet 2017, 12:36pm

Publié par LA REDACTION

«La France dépense sans compter pour les migrants, et elle laisse une orpheline française dans la rue»

À 19 ans, orpheline, elle vit sous une toile de tente

 

Lucie Maquaire a perdu ses deux parents lorsqu'elle était encore mineure. Après de nombreuses de démarches, aucun propriétaire n'accepte de louer un logement à cette jeune Vendéenne.

Le témoignage

Ça fait cinq mois que j'ai planté ma tente dans la Vallée-Verte, à La Roche-sur-Yon (Vendée). C'est devenu mon chez-moi. Je la déplace tous les jours, je ne veux pas que les gens croient que je squatte. Je fais des missions en intérim qui pourraient déboucher sur un CDI. Un collègue m'emmène et me ramène, car je n'ai pas le permis. Je dois nettoyer les ateliers de coffrage ou de bardage de ferrailles. J'aurai aimé reprendre les études, mais ce futur contrat pourrait m'apporter de la stabilité. Avec mes ressources, je pourrais me payer un loyer.

Impossible de louer un appartement

Sauf qu'aucun propriétaire ne veut s'engager, car j'ai simplement 300 € de ressources fixes par mois, les salaires de mes petits boulots varient. L'État se porte garant pour moi, mais les propriétaires se méfient. J'ai démarché une quinzaine d'agences, des particuliers. Des amis m'ont proposé de m'héberger, mais ça me gênait d'y rester. Au foyer de jeunes travailleurs, ça s'est mal passé. On m'a conseillé d'appeler le 115, et je ne m'y sens pas du tout en sécurité. J'ai même ouvert un dossier pour un logement HLM, mais on m'a répondu que je ne gagnais pas assez et que je n'étais pas prioritaire, car je n'ai pas d'enfant. Sauf que dans la vie, pour avoir un travail, il faut un permis et un logement, donc de l'argent. Et pour un logement, il faut du travail...

« On ne m'a pas donné toutes les clés en main »

J'ai perdu mon père en 2012 et ma mère en 2014. Ma petite soeur, mon petit frère et moi avons été placés en foyer à La Roche. J'ai eu des relations compliquées avec les éducateurs. Je faisais un bac en spécialité musique, mais mon piano a été pris par les services. J'ai lâché les études progressivement. Comme je suis pupille de l'État, j'aurai pu consulter un avocat pour connaître mes droits, commencer à faire des démarches. On me l'a refusé car j'étais mineure.

J'ai le sentiment qu'on ne m'a pas donné toutes les clés en main pour m'en sortir. J'ai décidé de tout faire seule, pour gagner mon indépendance. J'ai refusé un contrat jeune majeur de l'ASE (1), même si cela garantissait un financement pour une formation ou l'insertion professionnelle. Mais je voulais avoir un logement à moi, pas en famille d'accueil. À 18 ans, j'ai vécu à droite, à gauche. Sans jamais m'arrêter de travailler.

« Mon histoire semble banale »

Avant de savoir que je pouvais toucher une partie de la retraite de mes parents, les nombreuses administrations se sont renvoyé la balle entre elles, avant que cela ne débouche sur du concret.

J'ai démarché les assistantes sociales, la CAF, l'Aide sociale à l'enfance, le Centre communal d'action sociale, la Mission locale, sans trouver de perspectives stables. Il y a tellement de situations complexes ici, mon histoire semble banale aux éducateurs. Aujourd'hui, la seule chose qui me manque, c'est un logement stable. Jusqu'à ce qu'on accepte de m'en louer un... »

(1) L'Aide sociale à l'enfance. Un contrat jeune majeur peut être proposé à un jeune majeur, jusqu'à ses 21 ans. L'hébergement peut se faire chez des assistantes familiales départementales, en hôtel, en foyer, voire en appartement.

Sources: lesobservateurs.ch -  Contre-Info

 

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