Laura et Maurane n’auraient pas dû mourir

Publié le par LA REDACTION

Laura et Maurane

Laura et Maurane

Laura et Maurane, 20 ans, n’auraient jamais dû mourir sous les coups de couteau d’Ahmed Hanachi, ce migrant multirécidiviste, jamais expulsé, remis en liberté samedi malgré son palmarès, alors qu’il venait d’être à nouveau interpellé pour vol à Lyon. Le fiasco judiciaire et politique est total.

Le parcours et les dernières heures de l’égorgeur de Marseille révèlent les graves défaillances d’un système qui l’a placé sur le chemin de ses deux jeunes victimes. Connu des services de police français depuis 2005, sous huit identités différentes, ce clandestin, passé par l’Italie, vivait en France de vols et de trafics. Vingt-quatre heures avant l’assassinat de Laura et de sa cousine Maurane, il avait été signalé aux autorités préfectorales après un vol à l’étalage à Lyon. Ce signalement – en vue d’une ordonnance de quitter le territoire français immédiatement – a été négligé et perdu « dans le dédale administratif ». Samedi, le tueur qui allait égorger et poignarder deux jeunes filles à la gare de Marseille le lendemain, est donc reparti libre. Libéré à l’issue de sa garde à vue après un « classement de la procédure ». Si les services de la « permanence éloignement » de la préfecture du Rhône (ouverte de 9 heures à 17 heures les samedis, dimanches et jours fériés) avaient fait convenablement leur boulot, Maurane et Laura seraient toujours en vie.

Le tueur était un migrant

Pourquoi le Tunisien Ahmed Hanachi, clandestin et délinquant multirécidiviste, n’avait-il pas été expulsé de France auparavant? Voleur et trafiquant de drogue, Ahmed Hanachi a échappé à plusieurs reprises à une obligation de quitter le territoire. La première fois remonte à 2005 quand il est interpellé à Toulon pour infraction à la législation sur les étrangers. La justice française est actuellement débordée par des cas similaires et n’en vient pas à bout, ce qui est particulièrement rassurant.

Ahmed Hanachi est arrivé par Aprilia en Italie, à 60 kilomètres au sud de Rome, à la faveur d’un passage de migrants, parmi lesquels le djihadiste Anis Amri, auteur du sanglant attentat du marché de Noël de Berlin qui a fait 12 morts et 56 blessés le 19 décembre 2016. Les deux terroristes tunisiens qui circulaient sous une dizaine de noms d’emprunts, ont été en contact en Italie et ont fréquenté la même mosquée de Campoverde dans la banlieue d’Aprilia.

Jeudi, jour des obsèques de Maurane, les parents et les proches sont dévastés par le chagrin et la colère.

Caroline Parmentier pour present.fr

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Publié dans France, Immigration

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