Pipeau: Macron se veut intraitable pour expulser les clandestins

Publié le par LA REDACTION

Discours d'Emmanuel Macron devant les représentants des forces de sécurité intérieure. Crédit : PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

Discours d'Emmanuel Macron devant les représentants des forces de sécurité intérieure. Crédit : PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

C’est un discours de fermeté qu’Emmanuel Macron a voulu afficher devant 500 hauts responsables de la police et de la gendarmerie. Il se veut “intraitable”.

Depuis Pasqua, en 1987, on nous promet que la peur va changer de camp.

Mais où sont les mesures concrètes ? Il n’y en a pas.

Policiers et gendarmes ont eu droit à l’éternel hommage solennel et appuyé de l’exécutif, discours qu’ils entendent depuis 30 ans, mais pour ce qui est de leur redonner force et autorité auprès des délinquants, on attend des actes.

Hollande aussi passait de la pommade aux forces de l’ordre. Mais il ne s’est jamais rendu au chevet des policiers brûlés vifs dans leur voiture à Viry-Châtillon, alors qu’il s’est précipité au chevet de Théo, un délinquant ayant accusé injustement les policiers de violences lors d’un contrôle d’identité.

Lutter contre le terrorisme, l’immigration illégale, l’insécurité quotidienne, l’inapplication des peines pénales, voilà un vaste programme qui répond à l’attente des citoyens, lesquels voient la situation se dégrader depuis 30 ans.

Mais où sont les moyens ? Il n’y en a pas.

Nos policiers et gendarmes roulent toujours dans des guimbardes de plus de 200 ou 300 000 kms, rafistolées régulièrement en attendant la relève des matériels qui ne vient pas.

Ils sont comme nos soldats, sous équipés parce que la priorité de tous les gouvernants, ce sont nos 730 milliards de social que l’on distribue à toute la planète. La sécurité n’a jamais été la priorité de nos dirigeants.

Il leur est toujours interdit de poursuivre les délinquants dans les cités, pour éviter tout accident qui déclencherait une émeute comme à Villiers-le-Bel en 2007.

Ils ont peur de se défendre, ayant l’épée de Damoclès de l’IGS en permanence au dessus de la tête.

A Viry-Chatillon, aucun des policiers n’a fait usage de son arme pour sauver sa vie alors qu’ils risquaient tous d’être brûlés vifs dans leur voiture.

Cette paralysie des forces de l’ordre n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Nos policiers sont tellement traumatisés par l’IGS et le manque de soutien de leur hiérachie qu’ils s’interdisent de tirer pour sauver leur peau !

Imagine t-on un policier américain rester passif face à des racailles prêtes à tuer ? Imagine t-on la scène de Viry-Châtillon à Alger, à Rabat ou à Tunis sans réaction des policiers ?

C’est pourtant ce qu’on voit en France parce que les poules mouillées qui nous gouvernent ont peur de la racaille et ont désarmé nos policiers en leur retirant toute autorité. La peur est dans le camp du pouvoir et les voyous le savent.

Les 5000 armes de guerre et de poing qui dorment dans les cités, aucun président n’a le courage de s’y attaquer.

Auparavant, tout clandestin était passible d’un an de prison et de 3750 euros d’amende. Une sanction jamais appliquée par lâcheté des autorités.

La loi du 31 décembre 2012 supprime cette disposition et par la même occasion le délit de séjour irrégulier. (L. n°2012-1560, 31 déc. 2012, art.8 : JO, 1er janv.2013).

Comment Macron peut-il prétendre lutter contre l’immigration illégale alors que la sanction n’existe pas ?

Il prévoit 200 places de plus dans les CRA, les centres de rétention administrative, ce qui les portera à 2000, mais ce sont 90 000 clandestins qui ont été contrôlés en 2016 et en outre 31000 étrangers qui sont sommés de quitter le territoire.

2000 places pour 121 000 hors la loi. C’est se moquer du monde. D’ailleurs n’importe quel juge peut s’opposer au placement d’un clandestin dans un CRA.

96% des déboutés du droit d’asile restent en France. Et les 500000 déboutés d’Allemagne savent qu’ils peuvent venir en France. Ils sont les bienvenus.

“Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde” nous dit Macron.

Rocard nous a déjà dit ça en 1990 !

Mais 30 ans plus tard les autorités ont perdu le contrôle de la situation.

Au delà des discours sans lendemain, la France s’est africanisée et islamisée comme jamais et les chiffres de la délinquance ont triplé.

Depuis le 1er janvier on compte 22000 vols avec violence, 52000 vols de voitures et 57000 délits de coups et blessures.

A quoi servent les ZSP, zones de sécurité prioritaires, puisque la délinquance y augmente ?

La tolérance zéro n’est toujours pas d’actualité et pas question de toucher les familles de délinquants mineurs au portefeuille. La lutte contre la délinquance commence pourtant dès l’école…

La police de sécurité au quotidien, sans la certitude de la sanction, ne servira à rien.

Il n’y a aucune réponse pénale. Le tueur de Marseille, arrêté 8 fois en 12 ans, n’a jamais purgé la peine de prison prévue par la loi, avant son abrogation en 2012.

Et 100 000 peines de prison ferme ne sont toujours pas exécutées faute de place.

Quant au fléau de la drogue, Emmanuel Macron n’en parle pas alors que c’est le cancer des cités. Comme le dit le député LR de l’Essonne Robin Reda :

“L’ennemi, c’est le dealer. La lutte contre la drogue est la pierre angulaire de la sécurité dans les quartiers. Elle draine toute une économie souterraine qui remplace l’Etat providence et ainsi témoigne de sa faillite. C’est elle qui paie les loyers et assure la subsistance quotidienne”.

On ne règlera pas ce fléau avec quelques amendes aux consommateurs.

Quant à la lutte contre le terrorisme, elle commence aussi dès l’école, devenue méconnaissable à force de céder aux exigences des islamistes. Droite et gauche ont enterré le rapport Obin de 2004, qui dénonçait déjà l’islamisation de l’école républicaine dans les banlieues.

Et sur les 2500 mosquées, dont beaucoup sont radicalisées, seulement une quinzaine ont été fermées.

Macron prétend vouloir combattre le terrorisme, mais il refuse de supprimer les allocations familiales et le social aux familles de jihadistes partis combattre contre la France sous la bannière de l’EI.

En résumé, son discours “intraitable” c’est de la poudre aux yeux, dans l’unique but de couper l’herbe sous le pied de la droite au plan sécuritaire.

Dans 5 ans, on peut parier que tout aura empiré parce que les mesures efficaces ne sont toujours pas d’actualité :

Fermeture des frontières

Fermeture des mosquées radicalisées

Prison ferme puis expulsion pour les clandestins.

Tolérance zéro dès l’école en restaurant la discipline.

Suppression des aides sociales aux familles des délinquants.

Automatisation de la réponse pénale.

Reconquête des quartiers abandonnés aux dealers et aux islamistes.

L’insécurité, nous l’importons en accueillant tous les déshérités de la planète et ensuite nous la cultivons par notre laxisme et notre culture de l’excuse.

Quand 5% des délinquants, qui sont responsables de 95% des crimes et délits les plus graves, courent toujours en liberté, tout est dit. Il n’y a en réalité aucune volonté politique de restaurer la sécurité dans le pays.

Le discours de Macron, soi-disant intraitable, ne changera rien.

Jacques Guillemain pour ripostelaique.com

 

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Publié dans Immigration, Macron

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