Le scandale du tirage au sort à l'université: Comment a-t-on pu en arriver là ?

Publié le par LA REDACTION

Le scandale du tirage au sort à l'université: Comment a-t-on pu en arriver là ?

Que plus de 80000 bacheliers ne trouvent pas de place, à la rentrée, dans les universités est évidemment pas normal. C'est un scandale.

Tout d'abord, on peut se poser des questions sur les prévisions démographiques, elles sont connues de longue date (depuis 18 ou 19 ans !!!!) et par conséquent, il ne peut s'agir que d'un raté inadmissible des services du ministère. On aimerait bien connaître les sanctions qui seront ou non prises envers les coupables. Au delà de ce cafouillage, on est amené à replonger dans le système aberrant des affectations des nouveaux bacheliers qui si les filières sont trop demandées font l'objet de tirage au sort.  Comment a-t-on pu en arriver là ?
 

Il faut chercher à comprendre d'où vient le problème....Et l'on découvre les scandales, enfouis depuis des lustres, qui sont à l'origine des problèmes rappelés ci-dessus. 
 

L'enseignement supérieur compte environ 2,6 millions d'étudiants. Ceux-ci viennent de l'enseignement secondaire grâce à ce parchemin appelé baccalauréat, qui est maintenant distribué à peu près à tout le monde ( environ 90%). De plus avec la création il y a quelques années des bacs pros et technologiques on atteint plus de 650000 bacheliers dont un tout petit peu plus de la moitié pour le bac général. 
Tout se petit monde se précipite vers des études supérieures dont un 1,6 millions dans les universités. 

 

Les résultats de cet enthousiasme pour les études supérieures est plus que décevant. 27% de ces étudiants obtiennent leur licence en trois ans. En tenant compte d'un redoublement on atteint 39%. Il est bon de noter, par ailleurs, que les % varient en fonction du bac obtenu. Un bachelier général sur deux obtient une licence, cette proportion n'est que de 16% pour les bacheliers technologiques et de 6% pour ceux des bacs pros. Certes il y a quelques réorientations après les premiers échecs, il n'en demeure pas moins que le système actuel produit de nombreux non-diplômés qui rentrent dans la vie active sans formation. 
 

A ce scandale, il faut ajouter celui de la non-orientation vers des formations disposant de réels débouchés. A la lecture des statistiques, on se pince ! On ne savait pas que la France avait un besoin aussi considérable de psychologues, de sociologues ou de profs de sports.... Ces formations sont très à la mode même si elles n'offrent que des débouchés limités. Mais comme ce sont les étudiants qui choisissent. On pourrait ajouter pour ceux qui vont en Master, les formations pointues sans rapport avec les besoins... 
 

Enfin, Il faut également ajouter que les universités sont pour la plupart " raides comme des passe-lacets" ! Cette situation ne peut plus durer....Donc, on commence, petit à petit, à prendre conscience que tout ne va pour le mieux dans le meilleur des mondes...Alors, timidement, on voit poindre l'idée, au combien Révolutionnaire, et qui est refusée depuis des lustres..... Ne pourrait-on pas sélectionner ces bacheliers ? 
 

Mais pour ne pas effrayer on va plutôt parler de prêt requis... ça fait moins abrupte !!! Évidemment tout le monde "bien pensant" est contre, les étudiants.... ça va de soi, Najat Belkacem...la naufrageuse éducative....et tous ceux qui ont mis, depuis des années, en place ce système de nivellement par le bas...En plus, Il faut savoir que ce système coûte des milliards... sans résultat et qu'il est une des raisons du chômage des jeunes.
 

Ne pourrions nous donc pas :
 

- Abandonner cette stupidité d'atteindre 80% d'une classe d'age au bac, avec la mise en place d'une réelle professionnalisation à partir de la 3eme pour les jeunes qui ne sont pas faits pour des études "intellectuelles" 
 

- Sélectionner pour ceux qui auront réussi à un "vrai" bac, qu'il soit en examen ou en contrôle continu, des filières en fonction de leurs résultats. Ces filières disposant d'un nombre de place en rapport avec les débouchés.
 

Le système est tellement dégradé, qu'il semble qu'il n'y ait pas le choix.  Mais, il va falloir avoir le courage de mettre en oeuvre de vrais réformes et en premier lieu, quelque soit le terme employé, créer un processus de sélection pour que les meilleurs éléments puissent choisir leurs filières et que l'on désengorge les universités-parkings des étudiants-touristes qui n'ont rien n'a y faire. 
 

Le Président Macron sait faire les gros yeux aux militaires, c'est sans risque..... on l'attend sur ce dossier avec la fermeté nécessaire.

Gaël DeLa Porte DuTheil

 

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