Seine-Saint-Denis : une proviseure frappée, des policiers pris pour cible

Publié le 18 Octobre 2016

Depuis dix jours, de nombreux incidents ont eu lieu devant le lycée professionnel Hélène Boucher de Tremblay-en-France. Ce lundi, la proviseure de l'établissement a été agressée et évacuée par les secours. Les policiers ont également essuyé des tirs de mortiers.

Nouvel accès de violence au lycée Hélène Boucher de Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Ce lundi, vers 08 heures, plusieurs individus se sont livrés à des actes de malveillance devant l'établissement professionnel, relate France Bleu. L'un d'eux a notamment jeté un cocktail Molotov à l'intérieur du lycée. Excédée, la proviseure est alors sortie pour s'expliquer avec les fauteurs de troubles, et a été frappée. «La proviseure, présente à la grille, a essayé de raisonner ces individus, de calmer la situation, et l'un d'entre eux lui a porté des coups», a indiqué le rectorat de l'Académie de Créteil, précisant que l'auteur de cette agression «très grave et inacceptable» n'a pas été identifié, pas plus que les autres participants à ces faits de violence. Choquée, la proviseure a été prise en charge et hospitalisée. Par ailleurs, des pétards ont également éclaté et un tir de mortier a été recensé, selon le rectorat de l'Académie de Créteil.

Alors que les forces de l'ordre avaient été appelées sur place, les mêmes individus s'en sont alors pris aux policiers, qui ont essuyé des tirs de mortiers, confectionnés artisanalement afin de propulser des projectiles, ont raconté des sources policières. Au total, une cinquantaine de personnes seraient impliquées dans ces incidents, dont une dizaine se sont montrées particulièrement virulents, ont-elles précisé. Le parquet de Bobigny a confié une enquête à la Sûreté territoriale. La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a condamné «très fermement l'agression de la proviseure du lycée» et apporté «tout [son] soutien face à ces violences inacceptables».

Un policier interrogé par Le Parisien le 7 octobre dernier faisait référence à «une technique connue à Tremblay» selon laquelle des jeunes «se donnent rendez-vous via Internet et cassent dans le but d'attirer les policiers et de les caillasser». «Ils choisissent tôt le matin car ils savent que les effectifs sont plus légers à cette heure-ci», avait-il ajouté.

Le Figaro

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Faits-divers

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