L'Unef envisagerait de généraliser les réunions uniquement réservées aux non-blancs

Publié le par LA REDACTION

L'Unef envisagerait de généraliser les réunions uniquement réservées aux non-blancs

Déjà pratiquées au sein du bureau de l'UNEF, les réunions uniquement réservées aux membres non-blancs, sur le thème des discriminations dont ils seraient victimes, pourraient bientôt devenir une norme au sein du syndicat.

Un article publié dans le journal Le Monde du 6 octobre sur le syndicat Union nationale des étudiants de France (UNEF), révèle une étrange pratique qui fait débat à gauche. Les membres «racisés» (c'est à dire non-blancs) du bureau national seraient invités à se réunir entre eux dans des réunions «non-mixtes» (comprenant uniquement des personnes «racisées»), pour évoquer la thématique des discriminations dont ils seraient victimes... au sein même de l'organisation. Le tout, sans citer les noms de leurs camarades.

Les problèmes soulevés seraient ensuite discutés avec les autres membres du bureau national de l'Unef, ce qui permettrait à tous de prendre pleinement conscience des problèmes de racisme au sein du syndicat, dans une démarche constructive. 

«Cela a permis de nous rendre compte, nous les dominants [les Blancs], de pratiques inconscientes qu’on devait changer», a commenté un responsable syndical, citée par Le Monde. 

Encore marginale, récente et circonscrite au bureau national, cette pratique, jugée efficace par une partie de la direction actuelle de l'Unef, pourrait être codifiée et généralisée à tout le syndicat, malgré certaines hésitations devant l'accueil que pourrait lui réserver l'opinion publique. «A en croire les unéfiens, le succès est tel qu’ils pensent généraliser cette pratique aux sections locales, sur la base du volontariat», rapporte le quotidien vespéral.

Sitôt publié, l'article du Monde évoquant ces réunions «non-mixtes» a suscité un certain nombre de réactions négatives d'usagers de Twitter, qui ont pointé du doigt une dérive «identitaire». 

Certains internautes n'ont pas hésité à qualifier cette pratique de  «communautariste» voire «raciste».

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